Localisation du projet :
Guinée Bissau

Résumé :
Le projet prévoit de contribuer à former les associations régionales de Guinée-Bissau aux mécanismes du développement pour renforcer les initiatives de la société civile et les capacités des porteurs de micro-projets endogènes. Une équipe panafricaine d'animateurs du développement sera présente dans un autobus équipé d'outils pédagogiques et sillonnera tout le pays.

Nom du contact :
ONGTambarina/Jean-Michel Vanzo

Coordonnées du contact :
ongtambarina@hotmail.com

Domaine d'activité :

Micro-développement

Objectifs du projet :

Objectif global :
Favoriser l'émergence d'initiatives de développement endogène par le renforcement des capacités des acteurs locaux.
Le choix, pour répondre à la préoccupation majeure qu’est la réduction de la pauvreté en Guinée-Bissau, s’est porté sur une démarche allant vers la population des différentes régions pour susciter leurs initiatives et leur participation à la construction de leur propre développement. La base fondamentale des solutions envisagées sera élaborée par des méthodes d’apprentissage novatrices, dynamiques et participatives. De proximité, concrètes et cohérentes, ces solutions contribueront à l’amélioration de l'autonomie intellectuelle et professionnelle des acteurs régionaux du développement ainsi qu'à leur mobilisation et responsabilisation dans l'amélioration de leur devenir.

Objectifs spécifiques :
1 - Mettre à disposition des porteurs de micro projets une cellule d'appui itinérante.
2 - Contribuer à la création d'une dynamique de développement participative au sein de la population de Guinée-Bissau.
3 - Promouvoir et soutenir un réseau de partenariats solidaires pour les acteurs bissau-guinéens du développement.

Justification :
Avec un produit intérieur brut par habitant de 230 US$ (moyenne pour la période 1992-97), inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne (US$ 510) et un taux annuel de croissance démographique de l’ordre de 2,2%, la Guinée-Bissau est considérée comme un des pays les plus pauvres du monde. Le rapport des Nations Unies sur le développement humain de 2001, publié par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), classe la Guinée-Bissau au rang 156 sur 162 avec un indice de développement humain (0,291) très inférieur à la moyenne africaine qui est de 0,343.
La pauvreté a une forte incidence sur les groupes sociaux considérés plus vulnérables à savoir les femmes, les jeunes et les enfants. Les femmes notamment représentent 55 % de la main d’œuvre agricole. Les jeunes qui forment la majorité de la population se trouvent en grande partie marginalisés et livrés à divers maux sociaux tels que la prostitution, la délinquance, la drogue, etc.
Les indicateurs de santé de la Guinée-Bissau sont inférieurs à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Le conflit politico-militaire avait contribué encore plus à la détérioration de la situation sanitaire dans le pays. La destruction des principaux centres de santé du pays, la paralysie du système sanitaire de juin 1998 à Mai 1999, l’exode massif et le regroupement de la population dans des camps de réfugies aux conditions sanitaires précaires, l’exode du personnel médical ainsi les carences alimentaires avaient constitué les principaux facteurs qui avaient empiré l’état sanitaire du pays.
Les femmes et les enfants, qui constituent les couches les plus affectées, affichaient les taux de mortalité les plus élevés. En 1996, la mortalité maternelle se situait autour de 7 pour 1000. Cette mortalité varie selon les régions et les groupes ethniques. Elle a toujours été plus élevée à l’Est du pays, principalement dans la région de Gabu et cela à cause de l’excision et des mariages précoces. La mortalité maternelle liée aux morts nés est calculée sur la base de 100 pour 1000, alors que la mortalité infantile moyenne (moins d’un an) est estimée à 145 pour 1000. Elle est plus élevée dans les zones rurales, 150-175 pour 1000 que dans les zones urbaines, 100-120 pour 1000. La mortalité accumulée des enfants jusqu’à l’âge de cinq ans est de 277 pour 1000. Cependant, ce rapport change selon qu’on se trouve en zone rurale ou urbaine. En zone rurale, il est de 300-350 pour 1000, alors qu’en zone urbaine, il est de 200-250 pour 1000. Selon les sources hospitalières, le paludisme est responsable de 35% des cas de mortalité chez les enfants. Il est suivi des maladies liées à la diarrhée (15%) et aux maladies respiratoires aiguës (15%).
Le projet proposé s’inscrit dans le prolongement des activités générales menées par Tambarina en Guinée-Bissau depuis sa création. Ces activités étaient initialement axées sur l’animation culturelle et sociale itinérante. Ces activités, financées sur fonds propres et contributions locales, ont consisté en l’occurrence à organiser des spectacles régionaux, des retransmissions radio, des animations durant le carnaval de 1998 (reportages vidéo disponibles).
Suite au conflit politico-militaire, qui avait modifié fortement le contexte général du pays, l’association s’est dirigée vers des actions plus tournées vers le développement local. Après un retour à une stabilité politique, l’ONG Tambarina a décidé de poursuivre son action.
Le présent projet prévoit de renforcer les capacités des acteurs de la société civile en Guinée-Bissau par la connaissance des mécanismes du développement local et l'implication de la jeunesse dans le processus de leur mise en œuvre. Nous proposons une intervention sur trois ans et à deux niveaux : envers la jeunesse bissau-guinéenne (appui direct par une action de formation aux mécanismes du développement), et au sein de la population bissau-guinéenne (action de sensibilisation et de mobilisation de la société civile afin de renforcer les initiatives et les capacités des porteurs de micro projets endogènes).
Un panel d’outils permettra de soutenir les initiatives locales de la jeunesse et de la société civile (une cellule d’appui itinérante, des relais régionaux, une radio communautaire, des sessions de formations).

Méthodologie, plan d'action :
Stratégie :
En considérant le contexte local, il était important d’entamer un travail sur le long terme avec les associations, la jeunesse et la population en situation de pauvreté aggravée.
La stratégie visée dans ce projet est de soutenir et professionnaliser un réseau associatif existant et déjà implanté sur tout le territoire national pour préparer les conditions minimales et nécessaires pour faire émerger des micro projets de développement. Cette approche est progressive nationale, basée sur le renforcement d’un réseau existant et de leurs représentants, les membres du CNJ, pour soutenir les autres associations présentes en Guinée-Bissau. La méthode engendrera une dynamique de développement accru au sein de la société civile.

Méthode :
L’ensemble des activités de ce programme sera réalisé par l’intermédiaire de partenaires locaux. Le principe de participation active des bénéficiaires dans la conduite du programme réside dans leur implication directe dès les premières activités qui leur sont proposées.
L’un des éléments clé de la participation des bénéficiaires dans la conduite du programme réside dans le choix effectué lors des recrutements du personnel local. Une attention particulière sera donnée à la capacité des membres de l’équipe nationale et des équipes régionales d’animateurs du développement à mobiliser la population, à faire naître des projets de développement, à en être les représentants.
Nous avons prévu, pour impliquer au maximum les bénéficiaires directs du projet, de les faire participer à la construction de leur futur outil de travail : l’aménagement de l’autobus. Ce système itinérant renforcera les capacités des porteurs de projets de développement par son déplacement dans les différentes régions de Guinée-Bissau et la mise en place de relais régionaux.
Chaque relais, au nombre de neuf, constituera un pôle d’attraction décentralisé, une antenne régionale qui, à son tour, deviendra une cellule de soutien à la réalisation de micro projets de développement.
La création d’un Comité de Pilotage, regroupant des représentants de Tambarina, du CNJ et d’AifaPalop (voir ci-dessous " partenaires locaux ") aura pour tâche d’identifier les associations régionales représentant les relais antennes en fonction de critères minimums d’implantation et, d’autre part, de sélectionner les micro projets initiés.
Un Cahier des Charges à destination du Comité de Pilotage sera édicté afin de définir avec transparence les termes et critères de sélection des associations porteuses et des micro projets.
La méthodologie proposée s’inscrit dans une approche territoriale globale, répondant au morcellement ethnique du pays, le concept d’itinérance nous paraît primordial.
La formation professionnelle est aussi un point essentiel car elle permet de faire un travail en profondeur sur le renforcement des capacités des animateurs du développement pour qu’ainsi ils deviennent, eux-mêmes, les porteurs et initiateurs de projets de développement.
Le passage par des vecteurs locaux est justifié par la nécessité d’aller vers la population la plus marginalisé avec une réelle efficacité et une connaissance du terrain. Cette méthode proposée devrait privilégier une approche progressive allant vers cette tranche de population fragilisée et permettre d’en modifier la dérive vers une pauvreté extrême (22 % de la population totale).

Plan d'action chronologique :
Neuf étapes sont prévues pour ce projet sur une durée de trois ans :
Année 1 :
1. Formalisation des accords avec les partenaires
2. Recrutement de l'équipe nationale d'animateurs du développement
3. Aménagement d'un autobus en cellule d’appui itinérante
4. Formation professionnelle de l’équipe nationale
Année 2 :
5. Ouverture des antennes régionales
6. Constitution d'un fonds d’appui aux micro projets endogènes
7. Identification des porteurs de micro projets et accompagnement des micro projets initiés
Année 3 :
8. Extériorisation et dialogue
9. Préparation d’un plan d’action

Ressources humaines nationales :
Equipe permanente: 1 coordinateur de programmes,1 animateur (Cyber Centre Citoyen),1 administrateur financier, 1 secrétaire/animateur adjoint (Cyber Centre Citoyen), 1 logisticien, 1 webmaster (Cyber Centre Citoyen), 1 secrétaire/administrateur adjoint, 1 chauffeur autobus, 2 agents de sécurité et d’entretien,

Intervenants dans la formation de l’équipe d’animateurs nationale: 1 animateurs/formateur multimédia, 1 professeur de français, 1 professeur d’anglais, 1 journaliste audiovisuel, 1 animateur social, Intervenants sur la formation des 9 équipes d’animateurs des antennes régionales, 1 animateur/coordinateur, 1 animateur atelier radio/formateur linguistique(français),
1 animateur atelier vidéo/formateur audiovisuel, 1 animateur espace citoyen,1 animateur espace médiathèque/formateur Internet,1 animateur espace bureautique/formateur linguistique (anglais),

Ressources humaines européennes :
Equipe permanente
1 Responsable de programmes
Intervenants
1 expert en développement
1 expert multimédia
1 professionnel en maintenance et mécanique autobusMatériel et fournitures :
1 Véhicule (2x4)
Mobilier
Matériel de bureau informatique
Matériel audiovisuel
Matériel pédagogique
Coûts de fonctionnement :
Location d’un autobus
Aménagement intérieur de l’autobus
Frais de fonctionnement et d’entretien 1 véhicule
Frais de fonctionnement et d’entretien 1 autobus
Location 1 bureau à Bissau
Consommables et fournitures
Communications téléphoniques et Internet
Frais d’eau et électricité
Assurance locale Biens et Personnes
Conseil juridique
Autres coûts :
Communication / visibilité
Frais de transferts bancaires
Coût de conférences et séminaires
Fonds d'appui aux micro projets
Coût de formation
Evaluation interne
Mission de courte durée
Immobilier et travaux :
Mise à disposition de locaux
Réhabilitation


Autres informations :

Un dossier complet est disponible sur demande


Evènements en 2005 en rapport avec le projet :

Au cours de l'année 2005 seront ouvert 9 antennes régionales, centres d'appui pour les 114 associations de jeunes sur tout le territoire, ce qui représente environ 6 000 jeunes. Ces antennes soutiendront les porteurs de micro projets de développement en faveur des populations urbaines, rurales et insulaires en situation de pauvreté aggravée 88% de la population total, soit 1 060 000 habitants. Il est prévu d'initier, en 2005, 36 micro projets.

Budget global :

supérieur à 500 000 Euros

Dépenses et Ressources prévisionnelles :

Un budget détaillé (tableur) est disponible sur demande.

Ressources déjà obtenues :

0

Partenariats souhaités :

Financiers

Partenaires :

- DIA Organisation de Solidarité Internationale (www.dia-europe.org)
- Conseil National de la Jeunesse de Guinée-Bissau
- ONG Aifa Palop
- Le gouvernement de Guinée-Bissau : il s’est engagé officiellement à utiliser " les antennes régionales du développement " et " la cellule d’appui itinérante " (l’autobus) en intégrant ces actions dans son Plan d’Investissement Publique PIP 2003-2005 destiné à offrir aux communautés régionales des services culturels et économiques. La ligne correspondante porte la référence MES-20-TT et dépend du Secrétaire Général du Ministère de l’Equipement .
- La télévision bissau-guinéenne .
- Le Centre Culturel Portugais
- Le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France
- Handicap International


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