SILENCESIDA
Samuel Bolendorff / L'Oeil Public

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Russie : une jeunesse sacrifiée.

La toxicomanie à Saint-Pétersbourg est en pleine explosion. Les causes principales sont l’arrivée de l’héroïne par les pays du sud de l’ex-URSS et l’augmentation du chômage dans les banlieues dortoirs de la ville. On peut comparer la consommation et les consommateurs d’héroïne de Saint-Pétersbourg aux jeunes consommateurs de haschich en France. Des jeunes, seuls ou en bande, qui se shootent juste parce que "c’est sympa ", que " c’est pas cher ", et que " tout le monde le fait "... On rencontre alors des jeunes de quinze ans inconscients des risques qu’ils prennent lors des échanges de seringues.

A cela s’ajoute un gouvernement qui fait passer des lois réfrénant les possibilités de la presse à évoquer la drogue et à faire des campagnes de sensibilisation, qui crée des départements particuliers, sans médicament, pour les séropositifs dans les prisons. Et qui refuse de soigner les toxicomanes atteints du VIH parce que" ce sont des drogués ". Le gouvernement russe refuse toute forme de prévention pour endiguer ce fléau. Les dépistages permettent d’établir une courbe qui n’est pas prête de s’infléchir tant le changement des mentalités n’est pas la priorité de ce gouvernement.
Le nombre de séropositifs en Russie a pratiquement été multiplié par dix au cours des quatre dernières années.


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