Au petit matin, le souk se réveille doucement,
les uns sirotent un thé, les autres déballent
leurs étalages... Une voiture passe... Les stores
des boutiques sont encore baissés. Les rues sont
désertes, mais dans une ou deux heures, tout
ce petit monde courra en tout sens. Dans laprès-midi,
comme il fait chaud, je marrête souvent
dans un de ces nombreux débits de boissons qui
bordent les rues du souk. Là, dans une atmosphère
égyptienne, enivrée des épices
et des odeurs de tabac, un poste de télévision,
une rangée de narguilhés qui nattendent
plus que leurs clients, un pan de mur avec des affiches,
monsieur fume le narguilhé pendant que madame
se sert un thé. Tout est paisible. Derrière
eux et dehors, tout sagite. Le soir, après
une journée à cavaler, je massois
près des marchands, japerçois les
lumières du souk, ce méli-mélo
dobjets et de choses entassées...
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