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©
Arnaud Contreras
« Tbilissi ne sait pas si cest le
vent douest qui la porte vers lest ou
si cest le vent dest qui la porte vers
louest. Elle ne sait quune chose :
elle ne peut pas être déracinée.
Quand elle avance, quelque chose la tire vers larrière,
et quand elle recule, quelque chose la pousse vers
lavant... Un millier de vents sifflent
avec elle, comme si elle se tenait au carrefour du
monde. Elle a vogué depuis lest mais
na jamais atteint louest elle sest
arrêtée quelque part entre les deux...
Est-ce une vierge désirée ?
Si cest le cas, elle a eu de nombreux courtisans :
les Grecs, les Romains, les Turques, les Perses, les
Khoresmians, les Sarasins, les Arabes, les Mongols,
les Russes. Elle ne sest livrée à
aucun dentre eux ». Grigol Robakidze
Il existe une légende sur lorigine de
la fondation de la ville : « A Mtskheta,
le Roi Vakhtang a un jour libéré son
faucon pour quil chasse un faisan. Il a attendu,
mais na vu revenir ni le faucon ni le faisan.
Il a alors suivi la direction prise par le faucon
plus bas dans la vallée. Au fond de la vallée
coulait une rivière dégageant de la
vapeur, de la couleur du souffre. Le faisan sétait
noyé et le faucon était posé
dessus. Emerveillé par la source deau
chaude, le Roi fonda Tbilissi dans la vallée
(Tbili signifie chaud en géorgien).
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